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PORTRAIT de Céline Géraud, ancienne de Sportcom. Magazine Ecole

CELINE, TOUTE UNE HISTOIRE

Tout en humilité, en humour et en énergie, Céline Géraud raconte comment Jacques Marchand, ému par l'histoire de la judoka, a créé Sportcom. Et tout ce qui a suivi... Portrait.


En 1986, Vice Championne du monde de judo dans la catégorie des -61kg, elle revient au CELSA avec sa médaille d'argent. Quand le directeur la convoque, elle croit recevoir ses félicitations. Pas du tout, « il m'a simplement virée ». Jacques Marchand, alors entre autre président honoraire du CFJ, a été sensible à son histoire. L'année d'après, Sportcom voyait le jour, avec Céline en tête sur la liste d'inscription. S'ensuivent trois années où les pionniers de Sportcom vivent des moments inoubliables.
Actuellement sur des charbons ardents, en tant que présentatrice du Journal de la Coupe du Monde de Rugby sur LCI, elle est aussi à l'antenne dans Automoto, sur TF1. Mais sa cote de popularité a explosé en 2005, quand elle a repris la présentation de l'Ile de la Tentation. Une émission sulfureuse, où le concept est de tester la fidélité de plusieurs couples en les soumettant à la tentation.
Un virage à 180° pour cette journaliste qui a passé sept ans à Tout le sport, sur France 3. Mais même pas peur : « J'ai toujours assumé, j'ai bien réfléchi avant. » Le rythme trop tranquille de France Télévision l'ennuyait. « J'ai senti que c'était le moment d'y aller, je ne me suis pas posé de questions, je me disais : ça va cartonner, c'est sûr ! » En effet, l'émission cartonne et Céline rempile pour deux saisons. « Cette émission me donne une image différente de celle du sport, mais ma présence enlève un peu de ce côté trash qu'elle aurait pu avoir sinon ».
L'espace de quatre ans, Céline retrouve Sportcom en tant que professeur de télévision. Une expérience aussi utile aux élèves qu'à elle-même. « Je me prenais la tête pour qu'ils progressent, il faut être à la fois très clair, très précis, et rendre ça ludique. » Sa carrière d'athlète de haut niveau imprègne sa façon de travailler, encore aujourd'hui. Son leitmotiv : savoir précisément ce que l'on veut faire, et travailler sans relâche pour y arriver. Un credo qui devait être le même du temps où elle s'entraînait pour un objectif : les Jeux de Barcelone, en 92.
Elle ne s'est pas qualifiée, mais a rebondit et entamé une brillante carrière de journaliste, exemplaire pour des générations du Sportcoms. « Ah bon ? » s'étonne-t-elle en riant. Elle reconnaît que les sportifs de haut niveau ont toute la ténacité, toute la passion, toute la volonté pour faire ce métier. « Mais il n'y a pas de miracle : j'avais beau avoir un palmarès, des relations, des capacités, ça ne suffisait pas. » Il faut toujours apprendre, lire, être au courant de tout. « Et une pointe d'humilité parfois, qui ne fait pas de mal », dit-elle dans un clin d'½il.



Annabelle Rolnin

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 10:02

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